Introduction aux chroniques

(version du 2 novembre 2020)

Ces textes s’adressent à tout le monde mais ne parlent pas des soucis quotidiens (ou saisonniers) tout le monde. Je suis philosophe de formation et de carrière, pourtant je n’aborderai pas les propos auxquels je m’attarderai en spécialiste, mais plus en journaliste de l’existence. La retraite approchant, j’ai décidé de troquer mes salles de classe pour un site sur internet et une audience non captive et non limitée à une institution.

Ces chroniques s’adressent à tous et chacun, mais c’est moi qui parle. Personnellement. Je ne suis sur aucun « réseau social » et je ne souhaite en rien devenir « viral », étiquette qui résume bien le moteur de la société actuelle. Vous n’avez aucun moyen direct de me contacter ou de commenter. Si vous avez vraiment quelque chose d’intéressant à me dire, vous trouverez comment me joindre j’imagine. Pour ce qui est des trolls, des curés fascistes et aux chiens jappeurs de douanes morales, vous perdriez votre temps avec moi. D’ailleurs les antagonismes n’ont aucune utilité sociale ni de valeur intellectuelles. Et l’agressivité ne suscite que fuite ou indifférence. C’est une conséquence de la formation des contacts nerveux. Non seulement une synapse est lourde à détruire (changer d’idée, mais les autres possibilités synaptiques ont été en grande partie détruites quand celle en question s’est formée (accepter la divergence).

Si mon intérêt se situe souvent hors des sujets « actuels », certains textes en traiteront. Là comme partout ailleurs dans ces chroniques, j’y userai d’un maximum d’ empathie (du self-remade chez moi) et d’un minimum de croyances.

Non seulement je ne suis pas croyant, je ne suis pas plus athée. (voir La foyance dans les Chroniques du plateau Mont-Royal, 15 août 2020 dans du bon sens). Une croyance est une affirmation improuvable et à laquelle il faut croire justement. C’est pour moi ce qui démarque une secte de tout autre groupe. Or, être athée, c’est être dans une secte contre les sectes religieuses. Je suis « foyant », j’ai espoir dans la vie même si je sais être incapable de « justifier » (et non expliquer) la présence d’absurdités tel le viol d’un bébé. Ëtre foyant, c’est être sans secte.

Par ailleurs je ne discute jamais de croyances pour la simple raison qu’il est impossible d’engager un dialogue rationnel avec une personne à propos d’idées qu’elle n’a pas acquises en raisonnant.