J’ai pensé qu’avant d’explorer l’imaginaire religieux de Hollywood, il serait bon que je débute avec des cas concrets à propos de l’actualité pour une audience plus limitée afin de montrer comment un média peut avoir une influence morale et possiblement « religieuse » sur notre jugement. J’ai pris trois cas où, à la radio française de Radio-Canada, une animatrice et une chroniqueuse ont imposé une vision de la vie ou un jugement insultant parce qu’ils semblaient politiquement corrects et supportés par une croyance de masse, phénomène que j’appelle la certitude comptable, dont le résultat est la propagation de préjugés bien pensants.

Dans les trois cas présentés, la radio française canadienne devient le clocher d’une église productrice de préjugés (politiquement corrects à première écoute). La radio nous sermonne alors un peu comme je voudrais le développer par la suite à propos du « cinéma hollywoodien » dont les évangiles proposées en films et séries télévisées ont créé une religion adaptée au citoyen moderne et redéfini nos conditions de vie et d’espérance.

Ceci dit, ce texte introductif ne se veut en rien une critique globale de la radio de Radio-Canada, loin de là, mais bien une occasion de monter comment tout média devient une pensée religieuse ou morale à l’occasion, et d’une manière dont on ne s’attend pas, acteurs inclus, et qu’on ne souhaite probablement pas.

Le mythe du « don » ou de l’élu

Mon premier cas est tirée d’une émission populaire matinale (en 2021). L’animatrice interview un jeune québécois qui tourne un film d’arts martiaux avec Jean-Claude Van Damme. Je ne me rappelle pas exactement mais il s’agissait je crois de faire le remake d’un classique du genre centré sur Van Damme dans sa flamboyante jeunesse. Le jeune homme, fan de la vedette, l’avait contacté pour lui demander de prendre un rôle dans la nouvelle version. Peu importe les détails, ce qui me concerne c’est ce qui va suivre. L’animatrice va tenter de lui tirer les vers du nez pour qu’il révèle le don ou le talent spécial qu’il possède et qui a permis sa réussite. Comme c’est le cas pour le héros des contes (à la Disney) qui se révèle être un prince, comme pour le héros inné hollywoodien et sa destinée, ou encore la version ado de Marvel ou DC Comics avec l’excuse ou l’accident qui causa la super humanité du héros, comme le populaire Spiderman. On vient de glisser dans un cliché religieux qui sert à justifier des inégalités entre certains élus et la « masse »: la destinée personnelle. Il faut deviner en transparence l’influence concrète d’un évangile, même s’il parle de Spiderman.

J’ai aussitôt songé à une émission télé, il y a longtemps, qui n’avait pas fait long feu. Le thème consistait à interviewer les « gagnants » d’un sport, de l’économie ou de toute autre activité à « médaille d’or ». Ils devraient nous révéler les secrets de leur réussite. Résultat : ces interviews sont assommants à l’usage parce que la recette se résume à « j’ai travaillé fort » (parfois saupoudré d’un « très chanceux »). Bon, les concepteurs de l’émission auraient pu s’attarder au type de travail, à la méthode, aux trucs pour se motiver qu’utilisaient les invités, mais ça ne « fitait » pas avec la croyance préétablie qu’on peut résumer ainsi : faites-vous à l’idée, les grands de ce monde étaient destinés à l’être (vérité confirmée par Donald Trump). Ce qui par ailleurs, avouons-le, nous excuse, nous les humains ordinaires, de ne pas avoir terminé sur le podium, nous étions en manque d’un destin ou d’un miracle (on ne fait pas d’omelette sans œufs).

Jusqu’alors, la conversation avait été intéressante. J’avais appris que la jeune vedette québécoise de cinéma d’arts martiaux est un champion dans la pratique de son art. Ce qui n’est pas étonnant parce que, nous révèle-t-il, son père adore les films de combat et sa mère pratiquait les arts martiaux dans un dojo près de la maison familiale. Il y allait avec elle. Le jeune a même souligné qu’à cette époque sa mère était meilleure que lui. Ce un beau modèle stimulant l’a poussé à dépasser les limites de l’âge en persévérant, que je conclus. Déduction que l’animatrice rate comme s’il était dans l’angle mort de sa conscience. Pourtant éduquer ses auditeurs est important pour elle, ça s’entend aisément.

Je ne sais pas si sa famille était unie et il n’est fait nulle mention (j’y vais de mémoire) de frères ou de sœurs, mais il est clair pour moi que le contexte familial du jeune a moulé son futur dans un projet qui lui procurerait l’admiration de son père et de sa mère. Je n’affirmerai pas que ce sont des conditions qui font nécessairement un champion, mais que vivre dans des conditions stimulantes favorisent la réussite (confirmé par Wayne Gretzky à Ophra (de mémoire toujours), en parlant de son père). Une leçon du behaviorisme humaniste B. Skinner : être doué, ça aide, mais ça ne remplace pas ni le travail ni les encouragements.

Seule donnée manquante à mon sens pour expliquer la réussite du jeune c’est : est-il beau à l’écran? Mais l’animatrice ne s’inquiète pas de ces zones d’ombre. Elle est déçue et insiste. Vous devez avoir un don inné, un avantage de naissance, demande-t-elle (à Radio-Canada, on s’arrête avant d’aborder les anges protecteurs). Mais non, répond le jeune, de l’amour, du travail et un support parental. Une belle conclusion qui n’entrait pas dans le plan de match de l’entretien. Le préjugé bien pensant consiste à insister sur les avantages ou les dons de ceux qui ont réussi. Il a pour conséquence de désillusionner les gens, de décourager l’initiative et de dénigrer l’environnement parental stimulant tout comme le travail des enseignants et enseignantes, ce que ne voulait certainement pas affirmer l’animatrice.

Les vrais compétiteurs

On est fin décembre sous un ciel gris. En après-midi, une chroniqueuse fait un de ses éternels sum up de l’année, compilation dont deux passages m’ont fait sursauter. Le premier concerne la catégorie économie ou marketing, qu’importe (j’écoutais d’une oreille distraite tout en pianotant sur mon laptop). La chroniqueuse parler du fiasco de l’année qu’est le changement de nom du club de soccer l’Impact de Montréal. Les propriétaires l’ont changé pour le CF Montréal, soit le club de foot de Montréal (la forme d’appellation « wiki » dans le monde du foot). L’impact devient donc ce qu’il a toujours été pour tout bon québécois algérien, marocain, tunisien, français, italien, espagnol, brésilien, argentin, péruviens et j’en passe, amateur de foot : un club de foot.

Le raisonnement exposé lors de la conférence de presse est simple, mais n’a pourtant pas été entendu. Le « soccer » ça n’existe qu’en Amérique du Nord et ce, parce que si on parlait de football (ce qui résume littéralement la pratique de ce sport) ça mélangerait les « Américains » amateurs du football de la NFL. Le porte-parole du club explique que le stade est vide alors qu’il y a au moins à 2 à 3% (j’y vais encore de mémoire) d’amateurs de « foot » dans la région de Montréal, nombre suffisant pour remplir les gradins. Ce qu’il faut en conclure (et qu’il fallait lire entre les lignes), c’est qu’il n’y a pas d’amateurs de soccer pour la peine ici. Et ailleurs, où les gros stade sont pleins, on va voir jouer « le club de foot ». Personne ne semble avoir compris le message. La chroniqueuse de Radio-Canada s’empresse de souligner l’évidence de la gaffe du changement de nom. Puis on passe à autre chose. Je ne peux guère blâmer la demoiselle parce que ses données lui sont probablement fournies et elle subit ce que j’appelle la pression « googlelienne » (Word me suggère « mongolienne ») du préjugé bien pensant.

La majorité des auditeurs de la radio de Radio-Canada se préoccupent de football étasunien. Les médias parlent avec émoi et respect de ce sport. On souligne ci et là dans l’année que c’est le sport le plus populaire aux États-Unis, le sport organisé étant un cadeau de la culture nord-américaine. (La plus vieille équipe professionnelle encore active est le Canadien de Montréal !) On nous rappelle aussi à l’occasion que les coachs au football sont les plus hauts salariés dans les collèges américains (ce qui devrait être inquiétant). Pourtant il n’y a aucune franchise de la NFL au Canada, où on ne pratique pas le même rituel de jeu que dans la NFL. En fait, les informations sportives transforment le public québécois en vache à lait du « sporte bizness in iouessé », comme on dit en romain moderne. La très grosse majorité des gens dont la chroniqueuse souligne l’opinion ne connaissent rien à la culture du foot si présente dans la vie de mes anciens élèves algériens, tunisiens et autres. Ça rend l’auditoire insensible aux problèmes et au travail des gens qui s’intéressent à sport de compétition pourtant de pratique internationale, le « football ». Un cas de racisme culturel dont on peut pas accuser une population mal informée. (Une blague vue à la télé étasunienne il y a longtemps allait comme suit. Dans un sketch un des deux journalistes du bulletin de nouvelle mentionne que l’équipe de soccer de L.A. a gagné la coupe. L’autre de s’étonner: Los Angeles a une équipe de soccer.)

Le dangereux mâle hétérosexuel

Mais c’est le commentaire qui suit, lui aussi un des items de la compilation de fin d’années, qui m’a décidé à écrire. Dans la sphère économique disons, un des grands faits de l’année est la chute (on anticipe la déchéance à venir, au ton de la chroniqueuse) de l’entreprise Victoria Secret (au moment décrire ces lignes, l’action montait de 2.4 % selon Wikipédia, puis de 1% quand j’ai relu). C’est le ton de la chroniqueuse qui a réveillé mon attention.

On parle de son public cible, l’hétérosexuel mâle, qui a perdu de son glamour, et les affaires de la compagnie qui vend de la lingerie fine féminine périclitent (ou quelque chose du genre), souligne la chroniqueuse. Que cette nouvelle soit d’importance « annuelle » relève déjà du préjugé à mes yeux. Une bonne chose, rajoute la chroniqueuse toute politiquement-correct-du-jour, sans même s’inquiéter d’avoir à justifier cette opinion, comme si ça allait de soi. Ça m’a figé. Il s’agit tout bêtement d’un commerce de lingerie pour femme, comme il y en a des dizaines d’autres, seulement ses produits son plus sophistiqués que le stock cheap des boutiques de sexe qui font anyway de bonnes affaires.

Qu’y a-t-il d’incorrect à vouloir porter un « déshabillé »? Ou à apprécier l’intention? La question s’est imposée à moi ?Ça me semble pourtant d’une bien meilleure esthétique que les vêtements et « équipements à fantasme » que j’ai vu dans certains films ou séries télévisées depuis une trentaine d’années. Qui a-t-il d’incorrect dans le fait d’être homme « homme » et de désirer vivre un rapport « homme-femme » entre adultes consentants avec une femme qui veut être séduisante dans de la dentelle? Les charges émotives et les accusations sans aucun fondement que j’entends sur cette manière de vivre une relation amoureuse sont absolument hallucinantes. À la limite on dit que c’est « vieux ». Et après? Je suis vieux et j’ai le droit de l’être. Je n’ai rien contre le fait que les jeunes soient « jeunes », en autant qu’ils ne se prennent pas pour des curés. Par moment on se croirait en pleine inquisition. Au point où je me permets de d’élaborer au sujet « du diable et de ses outils maléfiques » dont on sent la menace faiblir aurait pu dire la chroniqueuse.

Il faut aussi parler du gentilhomme Playboy, ce nouveau Darth Vador. J’adore tenir la porte pour une dame. Ça m’a d’autant plus révolté de lire le commentaire d’une « chercheuse » qui a écrit un livre douteux, Pour l’amour des hommes, je pense, où l’autrice affirmait sans aucune statistique sérieuse que c’est pour flasher devant le monde qu’on fait ça. Vraiment? Je n’ai jamais exécuté un geste de galanterie en pensant à ceux qui pourraient regarder. Au contraire même, dans la galanterie le décor s’évanouit et ne reste en scène qu’une dame. D’ailleurs la méthode objective semble faire défaut au livre où on nous dit avoir consulté « beaucoup d’hommes ». L’essentiel tient quelque part dans son livre l’autrice avoue candidement que ses parents préféraient sans équivoque les garçons aux filles. Pas surprenant que tout son livre veuille diminuer les qualités possibles d’une masculinité associée à féminité complémentaire. Je me suis aussitôt rappelé la photo de l’autrice sur la quatrième de couverture, une pose qui m’avait chicoté l’inconscient. Elle est posée habillée « genre » garçon dans une pause du même genre, mais aux hanches. À première vue j’avais conclu à un habillement asexué, mais mon œil avait vu plus loin : cette femme se propose à nous comme un homme, sans aucune féminité, dans un effort recherché. Rien de tout cela ne semblait apparent à l’animatrice et aux chroniqueuses invitées qui louangèrent le livre qui prêchait à un auditoire déjà « formaté ».

Je tiens à mentionné que j’ai le bunny head, le logo de Playboy, de tatoué à l’épaule. Pourquoi? Je voulais un petit tatouage, un peu comme un grade ou un code barre songé, mettons. Or les têtes de morts, les versets arabes ou gothiques et les motifs de tapis ou de couverture de Comic Books, pas vraiment mon genre. Je demande à la demoiselle au comptoir du centre de tatouage ce que je devrais choisir. Elle me répond :
— Quelque chose d’important pour toi.
— Comme un signe religieux, mettons?
— Exact.

Le seul temps dans ma vie où je me suis senti en présence de quelque chose de divin, c’est dans la contemplation de l’ exquise féminité d’une femme que je croisais au hasard. Un peu à la manière des Grecs d’avant César qui, quand ils rencontraient une femme dont la beauté et la prestance semblaient émaner du divin, demandaient poliment : êtes-vous une déesse? Et un playboy mansion habité par de telles déesses, c’est le mieux que je peux faire pour imaginer un « paradis ». À chacun son salut.

Il y a aussi la revue Playboy, la bible du diable sexe-esclavagiste mâle, publication confondue avec des revues pornos, Penthouse en particulier, et qui n’a pourtant rien à voir. Jamais de parties sexuelles exposées ou de poses suggestives. En fait la revue Playboy aurait été un facteur libérateur pour les femmes. C’est l’affirmation surprenante qu’avait fait mon maître à écrire au début des années 1980, le poète québécois Gilbert Moore, que je salue post mortem au passage. Avant Playboy, il y avait les mère et les putains, m’explique-t-il; les premières restaient à la maison, les autres s’aventuraient dans l’univers des hommes (cliché qui a nourri le rapport proie-prédateur pour la femme au travail).

Je cite à la barre des témoins le numéro de janvier 1965, le seul que je possède, dans lequel parait la première nouvelle du jeune auteur Jacques Kirouac (prénom sur son baptistère et qu’utilise sa mère). C’est ce que m’apprends une note qui introduit la première histoire de l’anthologie de ses nouvelles que je lisais au tournant du siècle. Elle s’intitule True Blond un titre péjoratif qui jurait pourtant avec l’histoire où le jeune Kirouac raconte qu’il fait du pouce à la sortie de Los Angeles en direction du nord en plein été. Une voiture convertible neuve s’arrête, conduite par une jeune blonde magnifique à peine habillée. La demoiselle s’en va à San Francisco rejoindre son copain qui possède un bar là-bas (j’y vais de mémoire). Il est parti en avion et c’est elle qui monte la voiture. Le jeune hippy à l’air sympathique va lui servir de bouclier, constate Kirouac, lors des arrêts. Une jeune femme intelligente et débrouillarde, tout-à-fait dans l’esprit de la revue (à cette époque du moins). Bref rien de misogyne ou de phallocrate dans le récit.

Question préjugé, les seules fois où j’avais entendu parler des « articles » de Playboy, c’était sur un ton sarcastique (outre le clin d’œil de Patrick Huart dans le film Startbuck). Je réussis à me procurer le numéro en question. À l’époque il valait 1,25 $ (en janvier 2022, une copie usagée était à disponible sur eBay pour 14$ et une neuve valait 167$ iouesse). Premier constat, pas de nu sur la couverture. Le page trois est monopolisée par une publicité des parfums de Chanel. Dans le sommaire je découvre que la nouvelle s’intitule Good Blond, à prendre en anglais au sens de charitable, ce qui correspond à l’histoire racontée. La nouvelle s’étale en trois colonnes sur quatre pages. À ma grande surprise, la majorité du magazine contient des histoires fictives et des articles. D’abord la première partie d’une nouvelle de Vladimir Nabokov, puis un court récit de Ray Bradbury (qui publia sa première nouvelle dans Playboy en 55 ou 56). Je découvre stupéfait une entrevue avec Martin Luther King (qui vient de recevoir un prix Nobel) dont le texte occupe douze pages sur trois colonnes (sur les 230 pages du numéro). J’apprends aussi que chaque année 1000$ est offert respectivement à l’auteur de la meilleure fiction et de la meilleure non fiction publiées durant l’année dans la revue. De plus, à partir de 1965, le magazine va ajouter un troisième prix de 1000$ pour le meilleur texte satirique. Pour l’année 1964, le prix pour la meilleure fiction va à Romain Gary, premier ex aequo. En connaissez-vous beaucoup des magasines ou publications qui de nos jours offrent des prix équivalent, soit de l’ordre de 10,000$ US?

Et je termine avec le crucifix de l’enfer, l’ignoble page centrale (un poster qui se déplie) où pose la playmate du mois. Celle du numéro de janvier 1965 s’appelle Sally Duberson (dont Wikipédia dit que d’avoir été playmate fut son fait d’arme.) Mis à part la photo centrale où elle est posée nue sur une chaise dans une cuisine au décor rustique et chaleureux (cherchez « centerfold playboy 1965 », sous « images »), sur les trois pages qui forment l’endos du poster, on trouve onze photos de la demoiselle, habillée, prises dans son quotidien. On apprend qu’elle fait un majeur en anglais à l’université de Miami, mais veut aller étudier le designing au Tobé-Coburn School de New-York. Pour vivre et ramasser l’argent pour étudier à New-York, Sally travaille au Playboy Club de Miami. C’est là qu’elle reçoit une invitation pour devenir playmate du mois. Vers 2020, les demoiselles sont payées 25,000$ (la playmate de l’année reçoit 100,000$ ). On me dit à l’écran que ce salaire a été indexé progressivement avec le temps. Dans ces conditions pour trouver le salaire équivalant en 1965 il suffit de diviser par 9, soit environ 2800$. L’école de mode Tobé-Coburn existe encore et demandait en 2011-2012 la somme de 16,600$ US, ce qui correspondrait à environ 2000$ en 1965. Donc la demoiselle, présentée comme une jeune femme bien qui à de l’ambition, va pouvoir pratiquement vivre tout une année, frais scolaires payées, pour une seule photo qui a dû lui attiré bien des soupirants (et probablement de qualité comparé à ce qu’on trouve sur Tinder).

Je termine mon plaidoyer en soulignant que la première playmate asiatique-américaine occupa la page centrale en août 1964 et la première africaine-américaine en mars de l’année suivante. Ce qui ne semble pas avoir offusqué grand scandale à l’époque, soit dit en passant.

Amen.

 

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