Dis-moi qui je suis, de Florence M.

J’ai commencé à m’affirmer et à montrer ma vraie personnalité en secondaire 4 seulement. [tout au long du secondaire], je me tenais un groupe de 4 gars et 2 filles. Nous étions appréciés de tout le monde, mais je ne me sentais pas bien en leur compagnie. Ce que les gens ne savaient pas, c’est que les garçons insultaient régulièrement les filles et celles-ci les laissaient faire tout ce qu’ils voulaient d’elles.

Moi, j’avais un gros caractère, une forte personnalité et ça me répugnait de les voir agir de la sorte. Je voulais partir, laisser aller ma personnalité colorée et ne plus imiter ces filles qui ne me ressemblaient tellement pas […] J’avais peur de me retrouver seule et que personne ne m’aime si je montrais qui j’étais vraiment, parce que les filles qui « pognaient » étaient celles qui se ressemblaient toutes et se laissaient faire.

Tu vas pogner avec les filles, de Samuel B.

Lorsque j’étais au primaire, vers la cinquième année, j’étais un peu « rejet » et peu de filles me parlaient. Il y avait une gang de jeunes qui attiraient beaucoup les filles. Je m’étais dit que si je parvenais à entrer dans cette gang, j’allais attirer les filles. Au départ, quand je commençais mon approche auprès du groupe, ils étaient un peu distant et cela me gênais […] Ils [commencèrent] à m’introduire, ce qui me rendait fier car je pensais avoir acquis leur respect. Cependant, pour être vraiment à leur niveau, j’avais des échelons à monter. […] ils me demandaient de faire des tâches à leur place. Par exemple, le midi je donnais mes barres tendres et je faisais la file pour les berlingots de lait à leur place. Une fois à leur niveau, j’Ai commencé à draguer les filles, mais le résultat n’était pas le même qu’espéré. Les filles n’étaient guère plus intéressées. J’étais très confus et déçu car mes efforts n’avaient servis à rien.

Ma gang pas tant cool, Ai Quan L.

Durant ma cinquième année du primaire, j’appartenais à un groupe d’amies composé de plusieurs filles. Nous étions vues comme les filles populaires de l’école. Les autres élèves ne confrontaient presque jamais nos décisions. Nous étions les reines de la cour d’école. Nous avions toujours les meilleurs emplacements de jeux récréatifs. Cependant, une « amie » dans le groupe était particulièrement déplaisante avec moi : insultes gratuites, coup de poing, jambette et autres manières de me faire mal. Malgré cela, j’ai accepté cette relation […] pour ne pas être rejetée du groupe et me faire moquer des autres. J’ai traversé ma cinquième année du primaire avec beaucoup de ttristesse.

Un risque décevant, de Karim B.

En secondaire deux, j’avais un examen de géographie. J’avais étudié la veille et j’étais confiant pour mon examen. En entrant en classe, X, un élève très populaire, m’a demandé si je pouvais lui filer les réponses. Je ne voulais pas risquer de me faire prendre pour lui rendre service. Je trouvais ça injuste qu’il ait une bonne note sans rien faire. Mais, en même temps, je voulais devenir son ami pour être populaire comme lui. Je lui ai donc passé les réponses sur une efface. Cependant, le professeur nous a vu [et nous] avons tous les deux eu zéro. J’étais anéanti. […] Mathieu s’en foutait et ne m’a même pas adressé la parole en sortant du cours. J’ai alors compris qu’il ne valait rien et que je n’avais pas besoin de lui et de ses amis pour me sentir intéressant.

 

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