Est-ce que ça vaut le prix? , de Marielle J.

L’année passée, je me suis acheté un manteau d’hiver de la marque Rudsak […] À l’école, c’était à la mode d’avoir des manteaux de marque […] Malgré le prix très élevé, comme j’avais quelques économies, j’ai fini par l’acheter. Le jour où je l’ai mis pour la première fois à l’école, je me sentais fière de moi parce que je possédais un manteau à la mode et on me faisait des compliments.

La mode, à quel prix? , de Noémie V.

Au secondaire, j’allais dans un collège privé à Montréal. La majorité des élèves étaient des assez fortunés. À chaque journée couleur (où nous n’étions pas obligés de porter l’uniforme), nous nous sentions forcés à porter de beaux vêtements et bijoux chers pour montrer notre richesse, où plutôt celle de nos parents. Selon la mentalité populaire, plus on était bien habillés, plus on était cool au sein de la hiérarchie sociale. Les élèves pensaient que si les autres les voyaient bien vêtus, alors ils auraient une bonne opinion d’eux [En] portant des vêtements de marque, on croyait améliorer notre statut social.

La plus populaire, de Vanessa M.

Vers l’âge de dix ans, le regard des autres me préoccupait beaucoup. J’avais toujours peur de ne pas être comme eux, d’être différente, d’être jugée. C’est pourquoi j’ai commencé à me procurer des vêtements de marques comme Nike et Addidas […] Je me sentais maintenant comme eux et acceptée dans le groupe. Le port de ces vêtements m’évitait les jugements et me rendait spéciale aux yeux de mes amis.

Mon amie [X.] a toujours rêvé de posséder une voiture de luxe. Elle était toujours éblouie d’en voir une passer dans la rue et se disait qu’un jour, elle allait en acheter une pour avoir du prestige et pour que les gens l’envient, comme elle envie ceux qui ont de belles voitures. Elle s’est donc acheté une Audi. […] assez vieille […] mais ce n’est [rien] car il y a le signe audi dessus. Depuis, [X] se promène partout […] et ne peut s’empêcher de faire des remarques du? »

Suis-je correcte? de Salomé D.

[…] En vieillissant, ma tante commençait à me faire des commentaires envers mon habillement, qui n’était pas composé de marques. Plus je vieillissais et plus je commençais à porter des marques, mais uniquement lors de mes visites chez elle. […] elle m’acceptait de plus en plus et elle ne me faisait plus de commentaires désobligeants. J’ai donc poursuivi cette routine jusqu’à ce que je réalise que cela n’avait pas de bon sens. Or, ce n’est que quelques années plus tard que j’ai réalisé cela. Aujourd’hui, lorsque je vais chez elle, je m’habille comme j’en ai envie.

Regardez-moi, de Thanh N.

Je suis témoin d’un même événement par des groupes de personnes différentes. Lorsque je travaille au Starbucks, un café réputé dans le monde. Je vois toujours au moins un groupe de filles dans la longue file d’attente, impatientes de recevoir leur boisson et, ainsi, pouvoir prendre des photos pour les publier sur les réseaux sociaux. […] elles doivent attendre plus de trente minutes […] au lieu d’acheter les mêmes boissons au café local, juste en face, juste en face.

Je suis témoin d’un même événement par des groupes de personnes différentes. Lorsque je travaille au Starbucks, un café réputé dans le monde. Je vois toujours au moins un groupe de filles dans la longue file d’attente, impatientes de recevoir leur boisson et, ainsi, pouvoir prendre des photos pour les publier sur les réseaux sociaux. […] elles doivent attendre plus de trente minutes […] au lieu d’acheter les mêmes boissons au café local, juste en face, juste en face.

 

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