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Introduction à la philosophie
Les sophismes – Quiz du Petit Missel
Les sophismes – Quiz supplémentaire, 1e série

Liste des sophismes

Une attaque contre la personne consiste à discréditer la personne qui défend ou conteste une opinion plutôt que d’avoir à justifier sa propre position. L’argument est inacceptable car d’une part, toute opinion s’examine indépendamment de la personne ou du groupe qui la promeut. D'autre part, la respectabilité générale d’une personne n’a pas d’effet obligé sur les opinions qu’elle partage.
Deux cas (L’action hypnotique sera toujours en italique) :
— Ils ont raison de faire la guerre, n’importe quel imbécile peut le comprendre. (un gars de l’ouest)
— Un bon citoyen achète des obligations d’épargne du Canada. (un banquier fédéraliste)
Ce sophisme consiste à souligner que la manière de vivre, le passé ou les habitudes de la personne ne correspondent pas à son opinion. L’argument muet est que si une personne ne met pas en pratique (ou a déjà péché contre) ce qu’elle dit, alors ce qu’elle affirme est sans fondement. Aucun argument n’est proposé, on nie simplement la pertinence du plaidoyer.
Pourtant, les expériences de vie négatives d’un individu ne le rendent pas inapte à parler à leur sujet, au contraire même. Chacun possède une « expertise » (sagesse, expérience) à propos des obstacles qu’il a affrontés dans la vie.
Deux cas :
– Tu me décourages de consommer de la cocaïne alors que tu en prends depuis des années. Ce n’est pas sérieux. (un ado en train de se moucher)
– Comment ce professeur peut-il prétendre nous expliquer comment élever nos enfants ? Il n’en a pas ! (Un parent pro-Ritalin)
Un procès d’intérêt dénonce un « profit » que le promoteur obtiendrait à l’adoption de sa proposition. Ce profit s’impose comme la seule véritable raison qui motive le promoteur.
Le procès d’intention sert, entre autres, en politique à accuser le programme de l’adversaire. Il suffit de rappeler que les dispositions de ce programme électoral profiteront à ceux qui financent le parti.
Le plaidoyer sert à dénigrer l'opinion d’un individu ou d’un groupe parce qu’elle favorise la manière de vivre de ces gens. Qu’une opinion profite à ceux qui la soutiennent n’est pas condamnable en soi. C’est d’ailleurs pourquoi les partis politiques et les associations existent. Que notre objectivité s’en trouve affectée d’une manière inacceptable, c’est à l’accusateur de le démontrer. On ne peut pas simplement invoquer un intérêt personnel ou des intentions inavouées, ce serait bitcher(calomnier).
Deux cas :
– L’industrie profite du taux de chômage élevé, c’est évident ! Les ouvriers diminuent leurs demandes à cause de la concurrence. Le patronat en profite, c’est lui qui possède les industries. (une militante syndicaliste)
– Si vous êtes satisfaits de la politique canadienne au sujet des aînés, c’est que vous êtes riches. Si vous receviez des prestations du gouvernement, vous penseriez autrement. (un député de l’opposition)
L’appel au monde idéal consiste à désamorcer une opinion en la déplaçant dans un contexte hypothétique, différent ou incongru, qui rendra ladite opinion impertinente. Or, un contexte idéal ou accommodant est un guide, une vision, une espérance, un rêve peut-être, mais certainement pas une réalité. Il faut juger une opinion dans son contexte réel d’application. Le plaidoyer est hors sujet.
Deux cas :
– Prétendre que le vote tenu n’est pas valable est absurde. Des soldats armés étaient sur place, certes, mais ils ne faisaient qu’observer les gens voter. Ils n’ont menacé personne. (un observateur de « droite »)
– Si je vous dis d’acheter ce livre, faites-le. Qu’il coûte 215 $ n’est pas pertinent. Quand on a besoin d’un outil de travail, il faut se le procurer. (un prof)
Un  appel aux bienfaits du temps est une forme spécifique d'appel au monde idéal. On prétend que le temps qui passe possède une propriété miraculeuse, celle d’effacer les problèmes.
Deux cas :
Avec le temps, l’industrie va s’adapter, la technologie va s’améliorer et la pollution disparaîtra. Cela me semble un processus tout à fait naturel. (un lobbyiste de l’industrie chimique)
– Nous, gens d’affaires, voulons que le gouvernement cesse d’intervenir dans la sphère économique. Le marché va se stabiliser de lui-même. Il suffit de lui en laisser le temps. (une femme d’affaires).
L’appel aux sentiments suscite crainte, pitié, culpabilité, espoir, orgueil ou envie ; peu importe, un sentiment ne justifiera jamais une opinion. Ce sophisme met parfois notre confiance ou notre amitié à rude épreuve, car c’est entre amis que les sentiments jouent le plus. D'autres fois, ce sera nos bonnes intentions que l’on manipulera. En général, lorsqu'on se sent piégé par un choix désagréable et que la cause en est une pression émotive, c’est qu’on est la cible d’un appel aux sentiments.
Deux cas :
— Je veux sincèrement ton bonheur. Écoute mon conseil, oublie-le. (une meilleure amie)
— D’après les évolutionnistes, les singes seraient nos proches parents. Pensez-vous être un chimpanzé qui fait des blagues intelligentes ? (un preacher)
Le chantage affectif est un appel aux sentiments que nous avons pour une personne. Mais les sentiments qui existent entre deux personnes ni ne justifient, ni ne discréditent la position de chacun sur un sujet donné. L’argument n’en est pas un.
Deux cas :
Si tu m’aimes, ne parle plus à ce type, je le déteste. (un amoureux) — Merci maman de m’avoir acheté la poupée X. Tu es la meilleure maman au monde ! (une pub télé)
Un appel à la popularité (ou appel au nombre) justifie une opinion par le nombre non négligeable de partisans qu’elle regroupe. La raison muette qui hypnotise le jugement est qu’autant de gens ne peuvent forcément pas se tromper.
Pourtant, qu’une majorité de gens partagent une opinion ne la rend pas plus sensée pour autant. C’est pourquoi les experts s’opposent le plus souvent à l’opinion répandue. L’argument étant inacceptable, le plaidoyer tombe. Il est pourtant frappant de constater combien un consensus apparent peut s’effriter devant un argument solide (ou une ogive nucléaire). Un appel à la popularité gêne la discussion, les dissidents auront peur d’être impopulaires.
Deux cas :
– Nous avons vendu plus d’ordinateurs que quiconque dans la région l’an dernier. Nous offrons les meilleures marques sur le marché. (un vendeur d’ordinateurs)
– En tête du box-office pour les revenus cette semaine… (msn)

Dans un appel à la tradition, on mentionne l’ancienneté d’une opinion à titre de justification. L’argument muet est qu’un consensus silencieux est gage d’habitudes partagées. Ce sophisme peut servir à repousser un changement ou une innovation du fait que ce n’est pas ainsi que l’on fait d’habitude. L’absence d’un précédent est parfois invoquée pour rejeter une opinion nouvelle. Pourtant la durée de vie d’une croyance (tout comme le nombre de ses partisans) n’est gage de rien.
Deux cas :
– Pourquoi veux-tu changer de religion ? Les Québécois ont toujours été catholiques. (la mère d’un gars qui sort avec une musulmane)
– Oublie le cholestérol ! Depuis des millénaires les Chinois utilisent de la racine de ginseng pour rester en santé. (un vendeur de ginseng)
Le sophisme opposé a pris naissance avec l’explosion des technologies au XXe siècle, l’appel à la nouveauté. Si toute nouvelle technologie est meilleure que la précédente, elle n’est pas forcément utile ni au point. Une nouvelle idée, une nouvelle loi ne sont pas « forcément » meilleures, de même qu’un nouveau-né n’est pas le gage d’une meilleure personne.
Un cas :
– Notre nouveau modèle comporte trente-quatre innovations technologiques ! C’est sans aucun doute la meilleure automobile sur le marché.
L’appel à la désuétude raisonne à l’inverse d’un appel à la tradition, mais utilise la même mécanique. L’argument muet est que : « si ça fait longtemps que ça existe, c’est dépassé. » Il suffit de souligner combien c’est vieux. Pourtant, une sonate de Chopin, c’est vieux, très vieux même. Est-ce désuet pour autant ?
Deux cas :
– C’est la musique qu’écoutait ma grande sœur. Ça doit faire dix ans que c’est sorti. Complètement dépassé. (un ado qui écoute sa musique)
– Quoi ! Vous n’avez pas d’écran haute définition ! Mais comment faites-vous pour écouter des films ? (un vendeur de télés à écran haute définition)

Utilisé comme sophisme, l’appel à une expertise inacceptable ou à une autorité injustifiée permet d’Imposer son opinion en mentionnant qu’une personne ou un organisme prestigieux la soutient. C’est pourquoi, en publicité, on se sert fréquemment d’une vedette du sport ou des arts, ou d’un corps professionnel Mais comme dit l’adage, l’habit ne fait pas le moine. Qu’un éminent chimiste vous recommande un dentifrice ou qu’un célèbre sportif vous suggère des souliers de course revient à utiliser un individu hors de son domaine pour l’associer à une opinion ou au produit vendu par la pub.
Trois cas :
— La peine de mort est inhumaine, la grande majorité des prix Nobel de physique l’affirment. (un prof humaniste)
— Les médecins pensent que le système d’assurance-maladie est mal géré et que les patients en abusent. (sous-titre dans un journal)
Certains appels à une autorité sont anonymes : il est impossible de juger s’ils sont pertinents. La version la plus vulgaire de cet appel injustifié est la rumeur autoritaire (le « l’on-dit »).
Deux cas :
— Les experts militaires pensent que la meilleure manière d’empêcher une guerre nucléaire est de s’y préparer. (un républicain)
On dit que le succès de cet athlète serait attribuable à la consommation d’anabolisants. (un journaliste sportif)
La forme la plus insidieuse d’autorité inacceptable provient de l’usage d’un « jargon spécialisé ». Très souvent l’orgueil nous empêche de demander des explications ou des précisions à propos d’un terme dont nous ignorons le sens, de peur de paraître ignorant. D’autre part, nous supposons que quelqu’un qui utilise un vocabulaire spécialisé doit forcément connaître son sujet. En conséquence, pseudo spécialistes et publicistes abusent de cette technique d’argumentation.
Un cas :
– Ce détergent contient du Thermoflex 32. Vous pourrez laver à l’eau chaude sans craindre que votre linge ne rétrécisse. (une pub télé)
Les « adages », « maximes » et « proverbes » peuvent devenir des arguments d’autorité. Nous sommes près d’un appel à la tradition, sauf que ce n’est pas le temps qui est garant de ces croyances, mais une obscure sagesse. Que « tout le monde le dise » n'est en fait que tout le monde le répète sans y avoir réfléchi. Ce qui fut bon un long temps peut ne plus l’être, une fois notre monde amélioré.
Deux cas :
– Tu prétends que je devrais le quitter parce que je m’engueule constamment avec lui. Allons, pas de feu sans flammes. C’est ça, l’amour ! (une femme en couple, semble-t-il)
– Nos ancêtres laissaient-ils leur femme voter ? C’est pourquoi je dis : « un couple, un vote ». (son conjoint)
Dans une demande de témoignage privilégié, nous réclamons l’adhésion à notre croyance parce que nous sommes dans une position privilégiée pour juger. L’individu devient un expert par auto affirmation et qu’il est prêt à mettre quelque chose en gage. Celui qui fait un bluff au poker en simulant une assurance inébranlable en son jeu est crédible puisqu’il est le seul à voir ses cartes. Mais dans une « cour de raison », chacun met « cartes sur table ».
Un cas :
– Vous me demandez une estimation ! Voyons madame, je suis un peintre expert. C’est la raison pour laquelle vous m’avez engagé. Soyez raisonnable, faites-moi confiance. (un peintre)

Un raisonnement circulaire est un plaidoyer qui contient, reprend ou suppose acceptée la croyance qu’il doit justifier. Bref, la conclusion est présupposée dans les arguments qui la défendent. Ce plaidoyer est sciemment utilisé dans la justification de croyances religieuses. Une autre forme de circularité consiste à rejeter une croyance simplement en affirmant la croyance contraire. Bref, aucune argumentation n’est fournie.
Deux cas :
— Je crois en Dieu parce que j’ai le sentiment qu’Il existe. (une croyante)
— D’après moi, l’humain naît avec une mission, sinon, la vie n’aurait pas de sens. (une élève)
Une forme subtile de cette pratique est la « fausse consolation », un appel au monde pire. Son plaidoyer consiste à souligner que si d’autres ont fait pareil, voire pire, c’est acceptable. Pourtant, si une conviction ne peut se valider elle-même, elle ne le peut encore moins en se comparant à pire.
Deux cas :
— Oui, je conduis sans permis. Pourquoi pas ! Les gens commettent des crimes beaucoup plus graves. (une ado qui roule en sens interdit tout en conversant avec ses passagers, tête à moitié tournée)
— Vous reprochez à nos députés de donner des emplois à leurs bénévoles politiques. Et alors ! Votre parti appliquait le même favoritisme quand il était au pouvoir ! (le premier ministre)

Un appel à l'ignorance ou à l'incertitude consiste à prouver l’inexistence de quelque chose sans montrer que son existence contredirait d’autres réalités ; ou encore à affirmer l'impossibilité de prouver son existence.
Trois cas :
— Donnez-moi une seule preuve que Dieu n’existe pas et je deviens athée. (un croyant)
— Bien sûr que je ne peux pas te dire où se cachent les extraterrestres, ils ne veulent pas que le public sache qu’ils nous observent. (un X-files fan)
— Les itinérants ne sont pas malheureux. Allons donc ! Ils mènent la vie qu’ils ont choisie. Je n’ai jamais entendu un itinérant se plaindre. (un 450 riche)
Quelqu'un affirme que tous les corbeaux sont noirs, car tous ceux qu’il a vus l’étaient. Ce faisant, l’individu « induit » une loi à partir d’une série d’observations particulières. S’il arrive un jour que soit observé un corbeau d’une autre couleur, on parlera alors de mutation ou d’anomalie.
La généralisation hâtive consiste à faire une induction, comme dans l’exemple des corbeaux, mais à partir d’un échantillonnage insuffisant ou impertinent.
Deux cas :
— Je suis allé deux fois au bureau du prof en deux semaines, il n’est jamais là ! (une élève dans le couloir)
Vingt pour cent des élèves échouent à leur premier cours de mathématiques. Donc huit élèves sur les quarante-deux du groupe vont échouer. (un des huit)
La fausse corrélation concerne surtout les affirmations statistiques, les relations matérielles de cause à effet ou les connaissances « scientifiques ». Ici, le plaidoyer consiste à lier sans justification un effet à une cause (un si... alors insuffisant), ou encore une similitude d’apparition entre deux activités ou deux phénomènes (un et inacceptable). On conclut alors faussement à l’existence d’une corrélation (une existence interreliée). Or l’exigence à la base de la raison et de toutes les sciences modernes est que tout lien prétendu entre deux objets ou deux phénomènes doit pouvoir se vérifier par une expérience répétable à volonté.
Deux cas :
— Au Canada, plus on trouve d’églises dans une ville, plus on y trouve de bars. Les croyants aiment l’alcool. (une croyante avec un problème d’alcool)
— J’ai pris ce sirop contre le rhume et deux jours après j’étais guéri. Ce médicament est vraiment efficace. (un gars qui soupe avec sa blonde un soir de playoff)

Faire une caricature consiste à déformer un trait du visage pour souligner la singularité de l’individu. Le sophisme de la caricature agit de même en reformulant une position pour la rendre insoutenable, ridicule, voire absurde (ou l’inverse). Elle prend le plus souvent la forme suivante : « Nos adversaires disent (croyance mentionnée). Ils veulent/pensent que (reformulation caricaturée) ».
Pour discréditer une conviction, il faut s’y attaquer et non réfuter une version déformée de la position. Changer d’accusé, c’est changer de procès.
Un cas :
— Les féministes veulent l’égalité des sexes. Nous allons tous devoir nous faire couper le pénis. (un misogyne)
Dans une pente fatale (appelée aussi pente glissante ou dangereuse), on prétend que si la conviction en jeu est acceptée, il s’ensuivra une cascade de conséquences menant à une situation intolérable. Bref, une succession de fausses corrélations (nº 12) qui, par l’effet global de la descente, produisent une caricature de la situation. Certains prêcheurs d’apocalypse, tant religieux, politiques, économiques qu’écologistes organisent ce sophisme en bible.
Un cas :
– On doit maintenant obtenir un permis de port d’arme. Après on nous enlèvera toutes nos armes puis on nous interdira d’autres moyens de nous protéger. Finalement nous vivrons sans défense dans un État protecteur qui nous manipulera à sa guise.

Une analogie injustifiée ou comparaison boîteuse consiste à comparer l’opinion qu’on veut justifier ou discréditer à une autre, plus contrastée. On raisonne alors sur le « jumeau » de la croyance et on conclut là où c’est facile. Bien sûr, il existe une analogie entre le capitaine d’un navire et le président d’une compagnie, mais dans une analogie injustifiée, on insinue que si les deux situations se ressemblent, on peut se servir d’une situation pour justifier l’autre.
Comme dans le cas d’une caricature, il faut s’attaquer à la conviction pour la discréditer et non à une version ressemblante. Changer d’accusé, c’est changer de procès.
Deux cas :
— Le bon fonctionnement de l’individu exige que le cerveau donne les ordres. Dans l’organisme social, les citoyens doivent se soumettre à la tête dirigeante. (un fasciste)
— Une école est une entreprise où les élèves travaillent et leurs notes constituent leur salaire. (un fonctionnaire libéral)
Une forme de comparaison particulière consiste à écarter les considérations qui distinguent deux situations ou deux comportements dans un contexte similaire. C’est la différence de degré.
Deux cas :
– Pourquoi réserver un traitement particulier aux handicapés ? Certains sont faibles en maths, d’autres ont une calvitie. Ne sommes-nous pas tous handicapés d’une certaine manière ? (un intello de bar)
– Votre amie vous a dit que vous pouviez remettre votre travail en retard. Si elle vous avait dit de vous jeter du haut d’un pont, l’auriez-vous fait ? (un prof de philo)

Une radicalisation des positions nous oblige à choisir entre deux possibilités opposées alors qu’aucune ne nous tente. Il s’agit d’un mauvais usage du ou exclusif. Le truc consiste à taire toute position intermédiaire. Pourtant une conviction n’est pas plus acceptable parce qu’une autre, opposée, l’est moins ; surtout sans qu’on justifie l’élimination des possibilités intermédiaires.
Deux cas :
— Si tu n’es pas une jeune contestataire active, c’est que tu es déjà acquise à la société de consommation. (un jeune rebelle)
— Il faut abolir toutes les recherches sur la reproduction des êtres humains en laboratoire sinon nous deviendrons un tas de robots contrôlés par l’État. (le même X-files fan)
Une autre forme de ce sophisme est la fausse opposition ou le faux dilemme. Son plaidoyer le plus simple lie deux propositions distinctes, nous obligeant à accepter ou rejeter les deux en bloc (mauvais usage d’un et). Le plus souvent, l’auditeur est présumé favorable à une des positions, mais pas à l’autre.
Deux cas :
— Il faut investir dans l’éducation religieuse, car l’instruction des enfants est primordiale. (une éducatrice chrétienne)
— Vous devez défendre la liberté de pouvoir vous exprimer et de porter des armes. (un membre de la NRA)

 

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