Printemps—Été 2013

 

12 avril 2013. Lu dans Écriture de Stephen King, chapitre 29 :

(…) la perception qu’a l’auteur de ses personnages peut être aussi erronée que celle du lecteur (… et) que le fait d’arrêter la rédaction d’un texte simplement parce que c’est difficile sur le plan affectif ou sur celui de l’imagination, est une mauvaise idée.

 

Au chapitre 20, King avait donné un exemple de texte mal rédigé qu’un correcteur pouvait nettoyer, exercice éminemment éclairant pour le jeune écrivain. Je peux témoigner avoir reçu la même illumination de Gilbert Moore, mon premier journaliste-correcteur et des suivants. Pourquoi les professeurs de lettres ne font-ils jamais cela ? se demande-t-il.

 

La dernière section, intitulée Écriture, King y va de nombreux conseils pratiques, entre autres de se sevrer de la télé et de lire.

 

Au chapitre 6, King précise que la description d’un lieu où d’un personnage doit être concise. Ce n’est pas le contexte, mais l’action qui compte. Il faut visualiser ce que nous voulons décrire au lecteur. Par exemple, se recueillir sur l’impression que nous conservons d’un lieu. Et cela concerne tous les sens, y compris nos sentiments, mais éviter les détails accessoires.

 

Au chapitre 8, un commentaire m’a fait sourire : « Et si vous faites du bon boulot, vos personnages prendront vie et commenceront à faire des choses d’eux-mêmes… c’est sensationnel quand ça vous arrive. »

 

Et au chapitre 11 : « … la relecture d’un manuscrit après une période de repos est une expérience souvent jouissive. »

 

16 avril 2013, lu au chapitre 7, la règle d’or [pour moi] de toute narration : « ne jamais expliquer quelque chose que l’on peut montrer », ainsi que  « J’aime bien rédiger dix pages par jour » Stephen King.

 

Soulignant que le contexte n’est pas texte et qu’une recherche n’est pas un roman, King note des exceptions. Si les romans « de Hailey sont des manuels à peine déguisés sur la manière dont fonctionnent les choses [banque, aéroports, hôtels] », ils sont néanmoins intéressants.

 

Depuis le début mai, j’ai repris le « générique » qui présente succinctement maintenant la vie de chaque personnage jusqu’au 15 juin 1920. Une synthèse rafraichissante et utile pour la mémoire. J’ai aussi peaufiné et réduit le commentaire qu’ils feraient du roman s’ils l’avaient lu, pour m’imprégner de leur vision.

 

6 juin : S’étant fait demandé s’il avait pris le train dont il parle dans la Prose du Transsibérien, Blaise Cendrars répondit : « Qu’est-ce que ça peut te faire, puisque je vous l’ai fait prendre à tous ! »

 

Depuis la mi-juin, j’ai commencé à organiser le contenu des quatre colonnes du journal qui apparaîtra chaque jour du roman. Ça fait 25 colonnes de 3,8 pouces de large et de 36 pouces de long, où j’insère la chronique d’échecs. Long, mais amusant. Comme je sais ce qui intéresse les joueurs, j’ai trié les articles du Figaro du 15 juin au 9 juillet de manière à présenter l’actualité au lecteur. Ça m’a rappelé le jeu de table où, à la Sherlock Holmes, nous devions résoudre une énigme par jour à l’aide d’un journal.

 

Je j’ai appelé Le Phare parisien (le fort pharisien pour Ducrocq). Je présente les pages 3 et 4, politique et vie sociale. Au 30 juin, j’ai 6 parutions de terminées. Ça prend une bonne journée par parution.