Durant la réécriture (fin août 08 au 10 août 09)

 

Le chapitre cinq. Une première correction lourde, de trois à cinq passages. Je travaille du meilleur matériel. Je n’ai pas encore maîtrisé le « personnage caméra », surtout le velouté narratif qui accompagne certains points de vue.

 

« Le moment de vérité ». Début septembre, le tome deux entamé, je me suis arrêté au début de la ronde, dans la vision de Nilsson, sans trop savoir pourquoi. Je me suis attelé à deux blogues, dont une courte liste de films longuement commentés, revus pour me dépoussiérer la mémoire. Au café, méditant sur qui à raison aux échecs, je pense au moment où chacun croit avoir raison durant une partie. Parfois les deux joueurs ont tort. Cette idée était déjà dans le titre d’un blogue à venir, « la vérité du moment ». Quand j’écris, ma vie entière devient une bouteille jetée à la mer du temps. Une vie dont je récupère le sens à l’aide d’un stylo.

 

La peur d’être critiqué pour redondance m’a fait oublier que tous les maîtres sont des entêtés qui veulent gagner. Chacun le devient à sa manière. Je devrai donc le « monstrer » autant de fois que requis, question d’objectivité et de réalisme. Encore du travail.

 

Vingt-quatre septembre. Je n’avais pas compris Hesse quand il dit ne devenir poète qu’avec Damien. La métaphore matrimoniale de sa vie dans Siddharta me fait allumer. J’ai trouvé son moulin. Dans l’intrigue de Siddharta, la forme « la morale de l’histoire est » est un « signe chinois » indien. Hesse est un romancier oriental !

 

Vingt-six septembre. J’avais presque oublié. Il faut une enfance marquée pour écrire. Il faut aimer tous ses personnages. Balzac m’a fait comprendre cette nécessité. J’étais dans une tour d’habitation et je regardais la ville illuminée la nuit. Entre vingt et vingt-trois ans, j’ai compris alors que dans cette ville logeaient des salles de quilles, des salles de bingo, des réunions de sectes et des bars ; autant de théâtres différents tous aussi réels les uns que les autres pour qui les fréquente. Au début de certains récits, Balzac s’amusait à atterrir dans l’action à la manière d’une caméra qui survole la ville et s’approche d’une fenêtre, comme dans It’s a wonderful life.

 

Vingt-neuf septembre. Constat, la première ronde du tournoi est mal écrite. Ce sera du page par page. La procédure de mise en scènes, en caméras, en flashbacks et en personnages est en bonne partie intégrée, mais j’ai encore le coup de pinceau lourd. Il est important de se relire objectivement, de comprendre comment l’œuvre a forgé l’artisan, et non l’inverse. Maintenant que je sais exactement ce que je « corrige », l’exercice devient utile, la tâche instructive et le résultat fort plaisant. Je nivelle par le haut. La barre est à « sept ans d’écriture du roman dans le corps ».

 

Dix-neuf octobre. Le vingtième siècle a débuté en 1890 ! Le moteur à combustion côtoie le mouvement sioniste ! Incroyable ! Véritable sourate coranique du travailleur protestant, la déclaration de Wilson est un bijou de concision. La chaîne de montage Ford côtoie, elle, la guerre contre l’Empire ottoman qui, sans le comprendre, contrôle l’autre grande source de pétrole, l’eau à combustion du moulin des Anglais et des Français. Les Américains ont déjà soutiré le Texas au Mexique, un pays détruit par des guerres fratricides. Le reste, c’est 14-18, en fait 12-20. Entre-temps, les communistes vont stopper le colonialisme franco-anglo-américain. Il y aura rupture des communications. D’où le plan « Hadès » de Bennett et la neutralité des Suisses. Voilà mon James Bond ! Sept ans ont été nécessaires pour que les éléments « prennent », dirait Barthes avec sa métaphore du lait battu en beurre.

 

Vingt-cinq octobre. Il pleut et j’achève le chapitre cinq. Le chapitre a fondu par endroits. De simples et agréables rectifications de phrases. Ma relecture devra englober l’historique des contacts entre personnages. Belladona rencontre Itchkoff au café des sportifs. Boey se joint à eux. La relation déjà posée, Itchkoff ne peut protester devant le choix de Belladona. Ça va apparaître chemin faisant. Parfois j’oublie. J’ai pris un an pour la première partie. Il y a peut-être encore des erreurs chronologiques. Ça demeure une relecture technique.

 

Deux novembre. Je termine les soixante pages du chapitre cinq. Beaucoup de romance, de réécriture de phrases, quelques flashbacks, mais les personnages sont fixes. Le thème du « shatân » entre Jonathan et Hanna prend une profondeur inattendue. Ça clôt Boey.

 

Vendredi, 7 novembre. Huit jours grippé. J’ai dû rater deux journées de cours et j’ai fait deux autres cours en me tenant par le collet à la Munchausen. J’ai pourtant terminé le chapitre cinq. Les entrées de scène, comprises comme telles et standardisées, ne sont pas encore maîtrisées. Malgré l’intégration devenue routinière des idées en personnages qui vivent, je formule encore ma pensée en traductions bêtes par endroit. Je n’avais pas saisi, après plus de deux années d’écriture, l’ampleur du pouvoir évocateur des mots, pouvoir qui apparaît une fois le trop descriptif supprimé. Des phrases à reconstruire et des dialogues à rendre à eux-mêmes en me tassant de devant la caméra !

 

Je voulais voir une autre série après Lost. Six feet under semble faire consensus. Du sexe, de la drogue et des homosexuels. Décevant. Mais les morts parlent aux vivants ! Ce que fait Joseph Feuerbach avec sa femme. La série Heroes me confirme l’impression que je suis en train d’écrire une série télévisée sous une forme antique, le roman. Est-ce la force des choses, principe divin matérialiste, ou encore le pouvoir d’ensorcellement de l’autour, principe divin behavioriste, qui m’accorde au diapason médiatique du théâtre de l’existence ? Ou encore le narcissisme puissant du créateur qui se projette dans tout présent ? C’est ainsi que Sartre classe les époques littéraires, par le rapport de l’écrivain au capital bourgeois qui le lit.

 

Vingt-cinq décembre. De la neige, le rhume, la fatigue et des corrections de copies me ralentissent. La section d’Itchkoff est laborieuse. Le flux de pensée ne peut être très littéraire. On ne se « parle » pas dans sa tête. La conversation entre Bennett et Reeves coule. Je redoutais pourtant cette scène. J’ai donc apprivoisé l’insertion de données en dialogue en cours de route. La révision précédente était nettement meilleure qu’anticipée.

 

Vingt-neuf décembre. Les quelques pages de discussion entre Bennett, Ducrocq et Reeves étaient une horreur qui se corrige toutefois rapidement. J’aurai donc abattu le tiers de la révision pour le début de 2009. Le plus facile est à venir. Surprise. Le début du prochain chapitre n’est plus à la page 411 mais 459 ! Une augmentation de 10 %. Considérant les trois sessions d’enseignement, ça va plus vite que je ne le ressentais.

 

Après la dernière relecture de novembre 2008, j’ai imprimé deux copies, pour Jean-Louis et Andrée. Mon rossignol de la syntaxe me répond, enthousiaste et curieuse, en soulignant des passages. Elle réaffirme que je devrais en faire un roman en abîme. Que les femmes intelligentes sont exigeantes !

 

Vendredi, 23 janvier. Le chapitre huit achève et mes cours débutent lundi matin. Les sept premiers devront être relus, mais ça s’arrête là. À partir d’ici, j’ai compris la « mise en roman ». Le chapitre neuf coule devant mes yeux. Le 18 février, après vingt pages du dixième chapitre, je ne fais que de la correction de phrases et j’ai déjà perdu plus de 200 mots. Éliminer des mots est le signe d’un texte achevé, mais à peaufiner au polissage.

 

21 mars. Il ne reste que 20 pages au chapitre 11 et je suis en période de correction. Je suis très en avance sur mon échéancier. Il me manquait Hanna. J’ai senti sa « montagne magique » en corrigeant la scène où elle joue au Go avec son père. Ce n’était qu’une note « dialoguée » au quotidien. Un personnage sans âme. En reste-t-il à naître ?

 

24 mars. Oui ! Un gros, Edouard Bennett, l’esprit d’un mort qui parle par des lettres. Un esprit comme ceux qui touchent Anne Nilsson. Je sais maintenant ce qu’est une « œuvre ». Une fenêtre narrative ouverte sur un « monde » fictif.

 

En mars et avril, j’ai composé deux chroniques et débuté la mise en image d’une B.D. que va dessiner un de mes élèves, Félix, tout en poursuivant la correction sans me presser. [Une B.D. de 110 pages dont il reste une vingtaine à faire, en août 2017.]  Entre le 10 et le 14 avril, les 60 pages du chapitre douze fondent dans mes mains. Aucun ajout, aucune entrée en scène à refaire sauf un court paragraphe à déplacer, aucune rectification de mise en flashback, sinon un d’éliminé. Donc durant l’année scolaire 2005-2006, j’avais trouvé la méthode de « mise en page ». Ne restait que ma plume, des biographies à rectifier et des personnages à concrétiser. Les deux premières parties (760 pages) et 105 pages du journal seront terminées avant le vingt avril.

Dimanche 19 avril. La Seconde partie aura perdu globalement 5 pages à la relecture. Bon signe pour le troisième.

 

Dix-neuf mai. Le chapitre treize s’est exécuté en deux lectures. Quelques pages eussent nécessité un troisième regard, mais la première mise de côté s’est avérée sans faute. Le suivant se fait en une seule. Il n’y a que des mots, des formulations, des marques temporelles et des conventions à replacer. Même les monologues d’Itchkoff et les lettres d’Edouard y passent. J’ai pris le tout mollo, car j’avais des corrections de fin de session et un certain haut-le-cœur du roman. Mais c’est terminé. Bientôt je devrai à nouveau travailler des pages vierges.

 

Dans une fin de mai froide et pluvieuse, je termine la session, exécute de petits textes pour les sites Internet sous « michelgermain.me » et un blogue. Le chapitre quinze fond. Quelques endroits en cours de ronde où c’est mal écrit. Surtout la fin de la partie entre Joseph et John, dont je comprends enfin toute la symbolique. Un combat à mort où le « père » adoube le « fils », son successeur. Vingt-huit. Il me manquait un personnage, Bianca Feuerbach ! Le rapport entre Noguera et l’expression « le vieux » pour désigner Feuerbach m’avait échappée. Pourtant, regardant le champion, un flashback frappe Cappello. Le lien était là, inconscient. Ça se marie bien avec l’adoubement de John Nilsson qui n’a pu rivaliser avec son père biologique. Quant à lui, Roberto a trahi la mémoire du sien devant le fusil du soldat espagnol. « Le vieux », ma plus longue bouteille revenue de la mer du temps.

 

Vendredi 29 mai, Jean-Louis me rapporte le chapitre quatorze. Je lui confie le lien entre l’avocat véreux des Nilsson d’il y a quinze ans et un « nouvel » orphelin, Belladona, par le biais de Madeleine qui a aidé Anne, aidée par Bianca, sauvée par l’Italien alors qu’elle suivait… John ! Jean-Louis me confirme le phénomène inconscient qu’il appelle le bricolage du temps.

 

« J’ai travaillé huit longues années » dit Proust avant d’être épuisé. Ça fera huit ans dans deux semaines. Si j’en avais pour deux trois ans de plus, je ne poursuivrais pas à ce rythme. Je m’en suis rendu compte il y a un mois à peine en prévoyant mettre la pédale douce à la mi-août. J’ai besoin d’air. Les dix dernières pages du seizième chapitre sont à retravailler, elles manquent d’âme. Ça devrait être ainsi par sections jusqu’à la fin de la troisième partie. À l’été 2007, je voulais en faire un maximum avant la pause alors j’ai économisé sur la relecture.

 

Le lendemain. C’est mieux encore. Au chapitre quinze, j’avais été surpris que ce soit à la seconde lecture que je voie les trous existentiels du récit à deux ou trois endroits. Au chapitre seize, toute la narration en soirée, le dernier bloc d’écriture, est à travailler. Je fais en gros et je relis le tout. Rendu au Bois-de-Boulogne avec le couple Itchkoff, la réécriture s’impose.

 

À partir de la fin de la session d’hiver 06, comme les chapitres raccourcissent, j’avançais rapidement, sachant qu’à l’automne, je débuterais la relecture. Plus je vais avancer, plus la demande d’écriture va grandir. Désirant concevoir un maximum de chapitres et de scènes, j’ai progressivement bâclé la tâche. Des scènes seulement esquissées aux chapitres dix-neuf et vingt. Le vingt-et-un est une simple ébauche.

Moi qui redoutais d’avoir à recommencer, je me rends compte que je reprends l’écriture progressivement avec un « bras de vitesse » qui s’est matérialisé progressivement !

 

Le post mortem entre Cappello et Nilsson puis le flashback à Cuba étaient sans âme. J’ai trouvé le « cœur » de Cappello. Une nouvelle découverte, huit ans plus tard ! L’âme du personnage donne sa manière d’exister et, donc, de vivre et de percevoir. Le « cœur » est l’événement mémoriel vital de l’enfance, où le « jeune » se voit obliger de sa définir en « essence » devant le regard des autres. Le « cœur » s’est mis à battre en prenant une brutale conscience du jugement des « autres ». Feuerbach a un « cœur » à la Toranaga !

 

Dimanche, 7 juin. Les dialogues entre Jonathan et Hanna ont dû être retravaillés. Le chapitre seize s’est grossi de quelques centaines de mots.

 

Vingt et un juin au matin. Le dix-septième achève. Trente-cinq pages que j’ai lues deux fois, lentement. Une écrivaine rencontrée à la terrasse d’un café, Valérie Banville, me demande si on peut suivre les parties. Je constate que celles que j’offre sont difficiles à suivre. J’ai décidé de placer plus de diagrammes. Leur nombre a doublé. Je ne pourrai éviter une dernière lecture très technique.

 

Vingt-six juin. Attablé à la terrasse des Deux Marie devant un chapitre dix-huit qui s’éternise, un peu las, je vois Michel Tremblay s’asseoir à la table d’à côté pour déjeuner. Il lit un livre-écran. Lui qui a combattu un cancer de la gorge. Lui dont les années perdues sur du papier sont du passé. Il semblait heureux. Ça m’a encouragé.

 

Premier juillet 2009, quinze heures vingt-neuf. Je viens de déposer, corrigé, le chapitre 17. J’ai exactement 1 000 pages de terminées sur une tablette, plus le journal. Huit ans et deux semaines plus tard.

 

Ma relecture ralentit. Je dois faire attention aux tics et aux expressions, car, écrivant plus vite au printemps 07, j’avais tendance à appliquer des recettes inappropriées. Ainsi associer samouraï et Itchkoff, faire jouer Ekenstein rapidement dans l’ouverture et prendre des termes de chasse pour d’autres que Kolarov ; les « détails importants ».

 

Mercredi, 8 juillet. Un été pourri. Sur une terrasse couverte alors qu’il pleuvote, je me rends compte qu’il me manquait l’âme de B.D. ! Pas le Bénédict Ducrocq arbitre de tournoi, ni l’universitaire communiste, mais le chroniqueur de journal. Je venais d’entamer De la grammatologie, de loin mon plus gros défi de lecture, je le savais. Ma difficulté avec Derrida vient de son hésitation à clôturer son propos, comme si une double vérité était en jeu. L’auteur s’avoue incapable de simplifier ses idées pour une question de « théâtre » de l’explication. Culture française oblige.[Je ne l’ai toujours pas lu finalement, 6 sept. 17]

 

Ducrocq rêve d’être une « taupe » journalistique, et vit donc sa vie comme un roman, en Don Quichotte.

Dracula est une œuvre où la forme narratrice épouse le thème du roman, le vampirisme. Faire vivre des mots morts par la lecture d’un vivant. Ma plus vieille bouteille lancée à la mer du temps venait s’échouer aux rivages du chapitre 18, alors que j’entreprends une troisième lecture de 65 pages, pourtant en grande majorité très acceptables. Quelque chose cherche à sortir de l’ombre. Le « lecteur » de la chronique, l’effet « don Quichotte » est la lecture de Feuerbach, le champion du mot juste ! Il commente pour sa femme, morte, la présentation « dramatique », « fraternelle » et « sportive » du tournoi par B.D.

 

Jeudi le 9, le raisonnement de Madeleine, tel que John l’accepte, était confus. Il y a deux victimes, donc deux karmas. De plus, la présentation détaillée de joutes avec diagrammes au cours de la ronde n’était pas au point. Un chapitre très long où j’ai grugé de la relecture, laissant un peu de travail. Au prochain chapitre, c’est clair, je recommence à écrire, pas seulement réécrire ou relire.

 

Vendredi le 10. Le troc de karmas prend deux pages. Durant la ronde, et surtout le long flashback sur l’ascension d’Itchkoff, je me vois en B.D. quand je commente les événements. Toute la section sur Itchkoff a été narrée avec style, mais elle n’est pas romancée, comme Joseph parfois commente la chronique à sa femme défunte. Un autre deux pages qui s’insère par paragraphes.

 

D’ailleurs, j’ai décidé de mettre la carte de Madeleine, j’avais pris la peine de la monter. Ça oblige un flashback et au retour, la comparaison des cartes de Miguel et Madeleine !

 

« Qu’il soit question de Bennett a pris le banquier par surprise. » « Un détail refait surface en Frank. » « Certaines hypothèses soutirent un sourire au Bostonnais. » « Reeves prend une décision justifiée par la pureté et l’intensité de l’émotion suscitée. C’est le joueur d’échecs qui prend la décision, le banquier va faire diversion. » La complexité des facettes de Reeves va m’obliger à relire certains passages pour la « nomination ». C’est un Bostonnais (anglais et protestant), un joueur d’échecs (américain, Bélier, riche et amoureux). C’est Frank, c’est Reeves, c’est l’Américain, c’est le banquier.

 

Trente-trois pages. Une petite scène à créer pour les couples Reeves-Bennett en soirée. Le vingtième il était temps, il ne me reste que trois semaines, vacances d’écriture inclues avant le début de mon année folle. Finir la quatrième partie en temps voulu, réécrire en partie 3 livres de philo avec des liens sur Internet ou des dessins, écrire sept blogues, pour un total de vingt. Je « shutdowne » mi-juillet et reprends à la première de septembre pour les vacances, le roman et l’année finie. J’oubliais la B.D. à terminer. Le lancement de la chronique et tout l’imprévu que ce blogue va engendrer en travail impensé. Et impensable de toute manière.

 

Le vingtième chapitre est un demi-season finally. À partir d’ici, les « motifs » de la « tapisserie » se referment d’eux-mêmes, à la suite, dans l’ordre du manque, comme le mirage en désert. Je peux rabouter les passages sur les Reeves, pour faire un motif dans le motif. Je peux rabouter les passages avec Picasso concernant Jill et le tableau, voilà un sous-motif du motif.

 

Sept août. J’ai ajouté plus de 4 000 mots depuis la fin du chapitre précédent. J’avais un brut de 28 pages. J’ai dans ce chapitre complété « l’effet montagne magique » pour Jill Reeves et Hanna Feuerbach. Impression locale très satisfaisante d’avoir terminé quelque chose.

 

Lundi dix août. Ce sera plus de 35 pages. J’ai dû restructurer l’horaire en soirée. Des incohérences dans la réflexion de Belladona et un suivi pour le couple Bennett. Terminé d’ici deux ou trois jours. J’aurai donc pris 22 mois et demain, ça fera 22 mois que j’ai arrêté le tabac.