Automne 2015 — Été 2016

 

Été. Rendu au milieu du tome 3 dans ma relecture, j’ai recommencé à écrire ou réécrire de petites sections : les lettres d’Edouard, l’entretien avec Proust, les présentations sur le Diable en particulier. Les jours de tournoi, le texte était à travailler en profondeur entre chaque moment des parties. Je suis allé très vite vers la fin en août 2009.

 

Dix octobre en fin de soirée. La troisième partie est corrigée. Le premier chapitre de la dernière partie est assez complet. Tout le reste fait à peine vingt pages. Je ne poursuivrai pas tout de suite. Les tomes 1, 2 et 4 de mon Introduction à la philo exigent des retouches. Je veux aussi écrire quelques chroniques, du moins des ébauches ; trop de sujets notés ci et là sur des bouts de papier. Pourtant c’est le Principia Astrologica, produit durant mon burn-out, qui me hante. C’est ridicule, mais une impression profonde et dérangeante de culpabilité surgit quand je songe à ne pas faire au moins une première formulation en livre. [Cette pression est disparue à un moment donné, 10 août 2016.]

 

Dix-huit octobre. Après avoir parcouru mes fichiers de chroniques et extrait deux ébauches, je me remets au chapitre vingt-et-un. D’écrire me deviens de moins en moins intéressant, mais je ne sais pas quoi faire d’autre de mon temps. Ce chapitre est un casse-tête.

 

Novembre. Patrick, un collègue, a pris un de mes livres pour son cours. Me voilà à terminer trois livres de philo, plus le tome 1 d’une bd et le tome 2 d’Icare en PDF. J’arrête sec au milieu du chapitre vingt-et-un.

 

Sept janvier 2016. J’ai fini 5 livres,  (3 en philo, 2 tomes d’Icare) mais je veux faire des chroniques, j’ai délaissé cette tâche depuis trop longtemps. Jean commence la mise en PDF du tome 3.

Deux avril, dans le parc des Portugais au soleil couchant, je relis un passage dans Le ventre de Paris. J’avais lu le paragraphe en diagonale, un peu hors propos, songeant à autre chose, mais les mots ont cheminé en moi et voilà que je reviens au haut de la page où je relis une vision du peintre Claude Lantier. Elle me donne la fin du dossier Hackerman. Je voulais inclure le personnage de Zola, mais il est mort en 1870 ; il s’est pendu. Donc, ce sera une lecture de John, pour enrichir le dossier Zola à Londres.

 

Fin août 2016. Le troisième achève d’être monté en PDF avec tous les diagrammes d’échecs en italiques et autres gadgets. Même Jean était las devant la masse de travail, pourtant vers la fin c’est lui qui m’encourage ! Avec le chapitre 21, premier de la dernière partie, j’achève au propre tout le matériel que j’avais organisé en texte quand j’ai arrêté en août 2009.

 

Le reste devait attendre peut-être début 2017 où bien des choses dans ma vie seront alors du passé. J’ai d’ailleurs commencé un court roman, complètement différent de sujet.

 

Dix août 2016. Ce sera ma dernière entrée. Je vais entreprendre les cinq derniers chapitres comme le roman, avec une grille sur 5 jours et les éléments à y mettre. Je vais écrire n’importe quel bout au gré de mon inspiration quand ça viendra. Mes personnages ont simplement 21 jours de plus de vécu. Je peux terminer les dossiers Hackerman, Belladona et Bennett indépendamment du reste. Le dossier Reeves est terminé. Et il y a les deux dernières rondes avec les deux parties essentielles. De toute manière au total, ce qui manque ne dépassera pas les 100 pages.

 

À moins d’un incident étonnant, étant donné l’esprit dans lequel il fut tenu, le journal est achevé.

 

P.S. :

Le dernier tome se complète en un temps record, mon sabre bien en main. Une fois la tapisserie en majeure partie complétée, les motifs récurrents de la trame frappent l’esprit. C’est comme un puzzle. La composition avance et, soudain, la fin apparaît. C’est qu’on saisit l’image devant soi, avec des trous seulement. Le plus souvent, les pièces qui restent semblaient toutes pareilles, mais maintenant, elles se démarquent sous un œil instruit.[J’ai relu et corrig. les 3 premiers tomes en pdf ainsi que le journal. Il reste une cinquantaine de pages à compléter durant la session d’automne.  Un détail. (6 sept. 17.)]

Jean et moi avons accompli un travail godzillesque de patience et de dévotion. Qu’il plaise ou non, ce roman est notre œuvre. Un acte de foi.

 

– Qu’en penses-tu, Jean ?

– Cent fois sur le métier….

 

5 juin 2017