J’ai entrepris la rédaction de ce volume durant un congé pour épuisement entre novembre 2011 et octobre 2012. D’où les dessins qui me faisaient relaxer. Le propos est étranger à mon travail d’écriture comme philosophe et écrivain. Il répond pourtant à des intérêts qui ont persisté tout au long de ma vie par la fréquentation d’amis astrologues et spiritualistes. Je ne suis pas « croyant » mais « foyant ». J’ai confiance dans la composante intuitive de la vie mais je refuse d’y greffer les affirmations invérifiables des prêcheurs et des livres sacrés.

J’ai pratiqué l’astrologie par curiosité dès l’adolescence. J’ai lu quelques livres glanés chez des amis et il m’en est resté une impression de système incomplet, chaque auteur supputant sans fondement la mécanique du système et son utilité. Par ailleurs, j’ai recueilli une fréquence surprenante entre les signes signes de naissance, incluant ascendant et Lune, et la morphologie des visage, incluant la chevelure. Pourquoi cette impression? Une manque d’analyse objective des données, peut-être. Surtout que la liste des signes du zodiaque et l’interprétation du rôle des planètes étaient carrément subjectifs. Je refusais en particulier d’accorder au thème de naissance le pouvoir de prédire des événements dans la vie du sujet; une aberration démentie par la pratique. Les fameux transits en particulier ne sont pas fiable Je trouvais tout aussi frivole les « parts » des Arabes, la Lune noire ou la positions de planètes fictives ou d’astéroïdes.

Par contre, certaines idées persistantes m’intriguaient. La vision du zodiaque en instrument de la musique céleste comme le degré précis de l’exaltation de la Lune en Taureau ou de Jupiter en Cancer, sans que d’autres soient mentionnées. C’est quand j’ai découvert le principe des points d’harmonies ou de résonances, par analogie avec les harmoniques d’une corde de guitare, pensant qu’ils s’agissait des « degrés sabians». Ma mémoire fautive m’a permis une découverte! Puis s.est imposé le principe des 3 états : trône, exaltation et médium, replaçant tout le zodiaque dans un ordre stricte dont divers manuels n’en comprenaient que des fragments. Des triades trouvées partout dans la théorie, aussi inexplicable que les triades obligatoires dans la composition des gènes.

J’ai rejeté l’idée d’un savoir perdu; la naissance de l’astrologie européenne chez Ptolémée réfutent cette hypothèse. Mais si l’astrologie contenait un savoir véritable, de quoi traitait-elle. La seule hypothèse plausible est un « travail » évolutif lié au contexte du séjour de l’âme. Si une telle chose existe, le thème de naissance permettrait non seulement de comprendre globalement le fruit à produire, mais dans une perspective en relation avec le précédent et le subséquent séjour terrestre. Je n’ai ni désir, ni intérêt, ni même espoir de rendre plausible cette hypothèse. Que ceux qui ont foi en elle y adhèrent.

J’ai pu par contre supputer comment le zodiaque a pu se révéler aux humains par leur manière de percevoir (l’action imageant de la sérotonine) et le cours de leur évolution. Avec la conception des deux sphères d’Aristote et l’astronomie de Ptolémée, une première conception rationnelle de l’univers filtrait le regard humain tourné vers les étoiles. À la manière dont prennent sens les taches de Rothschild et dont s’imagent les archétype de Jung, un reflet de nootre imaginaire inconscient s’est imposé dans le ciel. Une section du livre en discute brièvement. Vue ainsi, l’astrologie serait une projection de notre compréhension intuitive de la vie; d’où la foi d’ailleurs.
La seconde intuition fondamentale, après les points de résonance, fut celle des cinq lettres de base de base de l’écriture astrologique. J’ai dû rationaliser le sceau des douze signes et des deux nouvelles planètes. J’y suis allé intuitivement. À partir de là, c’est le mathématicien en moi qui a pris en charge le travail de déduction,à partir des symboles et des règles de composition, tout comme Ptolémée s’est servi de la géométrie euclidienne pour mécaniser les mouvements en apparence désordonnés des astres.
Les éléments des Principia Astrologica qui suivent se sont développé avec la logique et la rigueur des Principia Mathematica de Newton (un plus grand ésotériste à son époque, on l’oublie à scient). Le développement de la théorie du zodiaque européen se fait selon la loi des douze parts et les cinq symboles de base. Aucune hypothèse, aucun élément étranger n’est intégré à la théorie moins qu’il soit nécessaire. De nombreux artifices mathématiques ont été mis à la poubelle avec ce critère de développement. Ainsi le semi-carré (45°) les maisons proportionnelles, qui transgressent la loi des douze parts égales, tout comme les progressions en tout genre, qui n’ont aucun fondement théorique.